sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Vendredi 9 novembre 2018 à 21:11

 

Une réponse est trouvée. Il y avait un filtre. Une peau. Une couche opaque qui m’empechait de comprendre les intrications de la situation. Tout est beaucoup plus simple quand on est nu. Les vibrations circulent sans qu’on ne leur demandent. Réception à son paroxysme, on découvre, on se découvre. Les mots n’ont plus besoin de sens. Rien n’a plus besoin de sens. Le sens EST. La réalité n’est qu’objet. L’interieur brille et rayonne. La dualité est acceptable. Il faudra s’y faire. Et... ça va le faire. Ça va le faire. Parce que l’Evidence est telle que ce n’est pas un choix, c’est. C’est, et c’est ainsi, c’est comme ça, c’est beaucoup plus grand, plus vaste que ce que je n’imaginais. C’est. Être. Il n’y a pas de je. Pas de rien. Du tout. Un tout. Et les mots sont tellement réducteurs que ça ne sert à rien de chercher à ce que quiconque ne comprenne. Parce que ce n’est pas important. Détachement maximal, j’ai atteint ce seuil et qui d’autre pourrait saisir toutes ces nuances ? Koala. Peut-être que c’est égoïste dans un sens. Peut-être que c’est une fuite. Peut-être que ce n’est que le fruit d’une imagination. Peut-être que rien n’est réel. « Tout » est réel. Peut-être et peut-être pas. 

Les questions sont douces, les bousculades intellectuelles sont caresses et la douleur n’existe plus. Mais alors pourquoi vit-on ? Pourquoi pourquoi ?

(Les réponses seront. Comme tout est. Loin, ici dans l’infiment grand, l’infiniment petit, tout est. Nous sommes.)
Aussi flou que ça puisse te paraître, petit vermisseau. You said « As clear as mud », I say “I see through this as clear water”. 
La dualité s’est tue et tout brille. La dualité existe et c’est ainsi. 
J’ai compris ce qu’ « amen » voulait dire. 

Bref, j’attends un koala. 
J’ai compris, et vite, donc plongeon et se baffrer. 

« Je » n’existe plus. « Je » a disparu.
Le reste prend la place. Ça chemine. 
On trouvera des réponses. 

On disait déjà « réducteur «  à l’epoque.
On avait raison. (Ou on n'avait rien compris.)

Mercredi 31 octobre 2018 à 10:52

 

Une voix de merde me balance des messages nauséabonds.
Se sentir inadéquate et illégitime. 
Relents de puanteurs, dégagez de ma tête.


Lundi 29 octobre 2018 à 14:35




La tête en feu,
Le pubis inflamé,  
Les nerfs enflammés,
Brûlent les capacités de concentration,
Cautérisent le coeur.

Dans la fissure des émotions,
Une ombre furtive, jalousie, et sa soeur distance s'échaudent.
L'impression de s'être trompée d'espace-temps,
Dans une faille spatio-temporelle
Être à mille lieux de sa propre carcasse.
Observer les dynamiques.
Se blâmer d'être là, pas à sa place.
En trop. 

Devenir une ombre de soi 
Dans l'ébullition de son propre sang :
L'utérus cramé,
Faire l'impasse dans la lutte.

Ne pas savoir comment se battre, acide et acerbe, muette.
Choisir la fatigue et la solitude, à l'intérieur, pour se protéger.
Prendre le fouet et s'auto-flageller.
Se mortifier dans le froid,
Essayer sans succès de sortir ses masques.
Les vieux travers ressortent parce tu enfanteras dans la douleur.
Les autres aussi. 

Atteindre l'état second dans l'intensité des émotions. Et ne plus rien comprendre. 
Le mal-être physique disparaissant aussitôt, ne reste que les émotions embrouillantes. 
Mais c'est déjà ça, ça soulage le corps. 
Et les esprits - sur le moment. 
Merci aux peaux chaudes qui se frictionnent.
Et mater encore et en corps.

Alors dans le gris du lundi,
Se réfugier dans le travail ardu et les futilités :
Éviter de se retrouver seule face à ses pensées. 

Note pour soi-même :
Le sommeil est père de longévité. 
Ordre à soi-même :
Deux paquets de clopes et on arrête le désastre. 

Et songer à aller à Lyon voir les essentiels.
Alors s'organiser parce que le temps nous file entre les doigts. 
Ninou, Toon, Cam et Domi. Rendre son tee-shirt à Tibo.

Koalamour salvateur. 
Compter les heures, les jours. 
Poster la carte en retard, encore.



Samedi 8 septembre 2018 à 11:42

 

Salut blog,

Ca va, toi ?
Je t'ai délaissé parce que tout va bien dans mon corps et dans mon esprit. C'est un euphémisme gigantesque, tu l'auras compris. Je viens quand même vider un truc ici : éviter qu'il ne soit stocké dans ma tête. La pollution mentale, tout ça tout ça. 

"Un souvenir qui m'a sauté au visage."
L'état psychologique dans lequel on se noyait il y a 15 ans ? Bien-sûr que les mots n'étaient pas justes, alors non Grib', ça ne change rien à rien. Tu le sais. On ne peut pas vivre dans le passé. Plus jamais. Le présent, le maintenant, rien ne compte plus que maintenant. Que cette seconde, là. Et celle-là aussi. Et celle-là.

Relire nos conversations depuis le début et tomber sur des souvenirs hilarants. 


Tant qu'on y est, blog. 

Le challenge du moment :
Ne pas retomber dans les complexes verbaux des mots, la vie est un exercice artistique. Constante progression. Tu m'entends, le complexe ? Il ne faudrait pas qu'un mini-blocage empêche cette synergie. Assumer jusqu'au bout son soi, sa folie, ses lacunes et tout l'intérieur qui brille. Il ne faut rien retenir, et se libérer. Ces dernières années, le corps comme une barrière, opaque, la lumière un peu éteinte. Je n'avais rien vu du compromis. La discussion d'hier avec le Bloblob m'a ouvert une claque et foutu les yeux. Tu aurais pu le dire avant, tête de buse, ça m'aurait donné du courage.

Et puis non. Le timing ! Ce timing, il est délicieux.
Il valait le coup d'attendre un an ou deux, ou dix ou même quatorze. 

Voilà, je vais te re-délaisser et déguster mon bonheur à pleine dents. Parce que je ne sais faire que ça maintenant. Si je reviens vers toi, ce sera pour mettre de la clarté, de l'amour et de la poésie sur tes pages blanches. A bientôt, je ne t'oublie pas.


Jeudi 16 novembre 2017 à 19:42



La nuit, c'est un tout autre monde qui s'offre à nos yeux. Ethylique, débridé. Libre.
Les tabous s'estompent, s'effacent et disparaissent le temps d'une nuit, une soirée. Se rapprocher, s'ennivrer de seniments, de sensations, d'envies. 
Le jour se lève avec regret. Assumer sa condition, sa faiblesse et ses désirs. 
Retrouver un instant les instincts oubliés, les symptomes d'un amour fébrile, éphémère, guidés par un doux besoin à satisfaire en parcourant d'un regard ces chaires adorables. 

 

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