sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Dimanche 12 octobre 2008 à 22:42







L'esprit ne suis plus. Le corps non plus. On m'avait prévenu. La cervelle cogite tellement que je ressens la faim. Que je mange. Je crée, développe mon imagination, mes moyens de création, mes supports, mes outils, je me lâche. On obtient tout juste la moyenne ainsi. Mais j'ai la foi. Ou presque. Avouons que la forme n'est pas au RDV ce soir, et ce n'est ni Jeff Buckley, ni Radiohead qui pourront me sortir de cette torpeur mentale. Je veux voir mes cailloux. Je veux fumer des pétards sinon.
Puis ce week-end qui m'incite à. Entre bouffer après, pour 6 minutes de retard. Supporter des bruits de bouche alors que déjà se forcer. Notre fils, cet ilustre inconnu : non, je n'ai pas cette capacité de me foutre des oeillères, je suis réactive. Et je rentre dans ce piège. Je me torture. Matins esseulés. J'hésite à descendre tous les quinze jours. Je prends du retard dans mes cours et finalement, j'en rentre complètement vidée, complètement sourde, hyperacoustie, intolérante et impatiente. J'en rentre dégouttée, verte, jaune er orange à la fois. Que le cercle chromatique m'empoisonne. Alors oui, je gère plutôt bien. Mais ce soir, c'est la fin des haricots en boîte. C'est la fin. J'en ai ras-le bol et j'ai envie de tous vous foutre une balle. Tous. Oui, ce serait trop facile de m'en prendre à moi-même.
J'en peux plus en fait. Ouais, c'est cool les cours, on fait ce qu'on veut, on bosse ou pas, on s'amuse ou pas. Moi je bosse. Le soir, j'ai du mal à m'y mettre, mais pourtant je m'y plonge. Je suis lente. J'ai de bonnes idées, des concepts. J'ai du mal. Je me sens mal à l'aise. Mal, à l'aide. Mais à quoi je m'attendais ?
Cette nuit sera blanche. Je le sais pertinemment. Parce que j'avias pas tout le matos ce week-end. Le seconde trousse oubliée. Et parce que j'arrive pas à bosser sur mon carton à dessin. C'est con, mais une table, ça m'est essentiel pour m'y mettre. Ouais, très con. Alors je ne fous rien, ou le stricte minimum. Et je fais une nuit blanche pour rattraper tout ça. Non, les week-end à Tours n'ont de bons que les retrouvailles avec VV, avec les coupains et avec Tours, la présence du VV. Sinon, tout le reste, c'est de la merde. Pas besoin de chercher d'autres mots. Mouahaha. J'irai CAMPER sur vos tombes. A même le sol. Mais ça fait moins mal au dos alors bon. J'aime cette proximité, dormir peau contre peau ou ne pas dormir. Je déteste ce cynisme. Et j'en ai marre. Alors ouais. C'est pas une question de dormir par terre. C'est une question de partager du temps. Je viens pour ça. Pour faire des trucs, me blottir contre lui. Au moins la nuit ? Et bah non, allons nous faire foutre. Le deal, c'est soit dormir lits séparés, soit ne pas dormir du tout ou mal. Donc être vanné lundi. Et puis sinon, je le perds ce précieux temps. Finalement, ça serait revenu au même. Je serai fatiguée lundi. Je ne tiendrai pas un an dans ces conditions. Il se peut que je ne vienne plus autant que si peu sur Tours. Un week-end sur trois, ou sur quatre. Je dis ça, mais le manque me forcera à ne pas remplir cette promesse. A priori, je ne vaux pas 2 heures de sacrifice de rame et de vélo par mois. J'exagère, mais j'me dis que heureusement que je pratique pas l'athlé. Avec un peu d'organisation et surtout mes week-end à Pairs, ce serait pourtant possible. Question de choix. Chacun les siens. Alors oui, je suis affaiblie et malade. Je suis multicolore. Help me please. Les larmes coulent sans retenue. Enfin, avec beaucoup trop de retenue. Encore. Me trimballer jusqu'à là-bas. Puis. Finalement non, je ne vais pas perturber tes plans. Cours, rame, et joue. On s'éclate comme on peut. Et moi ça m'éclate le coeur. Alors ouais, j'sors les grands mots. J'dis rien. Mais j'aviserai. Pour l'instant, réussir ma MANAA reste l'objectif principal. Et rien ne m'arrêtera. Il faut juste que ce soit clair. OK ?


Lundi 6 octobre 2008 à 22:05







Burton ? Almodovar ? Tarantino ? M'apporte une base de culture. Danke por todo. <3 Vivement vendredi. Le taf, le taf, le taf. Il faut tenir. Lunettes rouges et lentilles incolores. Enfin ! Ils m'excédent en fait. Et je fume beaucoup trop. Avis de recherche : de quoi se mettre sous la cervelle ? I expect to.
 

Mercredi 1er octobre 2008 à 22:35




On était comme deux cons à chialer devant nos écrans interposés. Le barbare et moi. Il est allée à son enterrement pour accompagner le cheveulu. Toute la classe, la claque. Une C, cardiaque, 50 ans. Le père de Tit. Alors j'ai repensé à tout ça. A l'état de Loute quand il a perdu son père. A Saez et ses jours étranges. Qu'"on" a été en deuil pendant au moins une bonne année. Que je n'écoute plus du tout Saez. Au fait que la seule pensée d'une larme  de Titine, ça fait bien lâcher des litres et des litres de lacrymales. J'm'en souviens comme d'hier. Tout ça. Les cauchemars, les réveils, la terminale. Rien que d'y penser. Et puis. Et puis tout ça. Que je sais pas quoi lui dire. Et puis merde, c'est pas juste. C'est dégueulasse. J'ai la tête à que dalle. J'ai envie d'hurler. Et là, plus que tout j'aimerai fumer. Pour ne pas comprendre. Toutes nos larmes ne seront jamais à la hauteur de sa tristesse. N'importe quoi. Je sais même pas pourquoi on est comme deux cons comme ça. Pitoyable.  Pour Titine ? Par projection ? Pour nous ? La tension ? Nerveux, la rage ? La rage. Le éCe monde est pourri, pourquoi toujours comme ça ? Qu'on arrête de me faire chier avec le BON Dieu. Si y'en avait un, merde. MERDE. BORDEL" C'est la montagne qui s'écroule. Y'a des images et des moments qu'on n'oublie jamais. Alors le son qu'il émet me détruit l'intérieur. C'est la semaine du bleu, de l'associabilité et de la tristesse. Putain. Heureseument que le barbare et moi avons un surdino pour nous remonter le moral. 3ème fois que je chiale devant une conversation MSN, stupide hobbit joufflu. FUCK. Je deviens insensible. 

Tout va bien pour moi, sinon. Il faut que j'entende sa voix. Musique.



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