sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Mardi 2 décembre 2008 à 1:13



J'ai fini la couleur, fait la communication visuelle. La sensation d'avoir de l'avance, alors qu'on laissera des projets en retard.
J'ai honte. Honte de m'être laissée aller comme ça. De rechuter dans l'excès. D'avoir accumuler autant de gras en pensant que oui, manger pour deux, ça s'en ira aussi facilement que c'est venu. Alors ce corps détesté revient en masse t'occuper l'esprit. Et tu cherches à t'évader. Non, le pétard ne donne pas faim. J'ai mangé trop. Trop. Et puis, même pas mangé, grignoté. C'est bien pire, parce que les comptes sont impossibles à tenir. Pas de quantification possibles. Alors j'estime 500, puis 300, puis 200, puis 300 ou bien 400, 500. Et puis d'autres peut-être. Le total est supérieur à tout ce qu'on peut imaginer. Les calories s'amassent, m'engraissent. Elles m'amaigrisseront.

Alors, se reprendre. Mais toujours, allez, t'en fais pas, demain c'est reparti. EN VAIN, de la connerie pure. Honteux encore. Alors la volonté qui s'est enfuie. Même si, oui c'est pas dramatique, dans quelques temps, tout redeviendra bien comme il se doit. Et pour s'aider, tous les moyens sont bons. Sous ma masse capillaire se dévoilent le rouge. Celui d'avant, cette époque où tout se devait d'être soit punk, soit trash, soit riot. Où la révolte des esprits dégageait vers ce but ultime, à deux. A deux. Finalement, il faut être deux pour y arriver. La soeur s'en étant allé, pendant longtemps, cette quête de l'absolue s'est absoute. Laissant place à des va-et-vient bizarroïdes. Il faut s'y retrouver, se retrouver. Le vernis suit. Soit noir, soit rouge. Ta tête bicolore et tes ongles prêts à te faire comprendre que non, se laisser tenter n'est pas envisageable. J'y arriverai, on y arrivera. Demain sera l'avancée. Taf pendant la demi-heure de pause, avec le sandwish préparé et la pomme. Puis le soir, un début de déménagement pour te convaincre que tout va changer, puisque tout mute.

Le domicile, retour à l'enfance. Ces 16 ans de vacances paternelles, dans cet appart. Ce quartier, cette ville. Où rien ne change, commerce, gens, ambiance. Tout est gris, mais le thé de la concierge et son éternel sourire qui approuve cette pensée. Qu'il est bon de retrouver la chaleur d'antan. Ce n'est pas du rêve. Je sais que tout va changer. Internet ne me corrompra plus, puis qu'il sera banni. Alors, la concentration se portera sur le travail, forcément, sur le développement personnel et l'avancée de toutes ces offrandes à ces êtres qui habitent une partie de mon âme. Il y aura aussi le plan social, les amis venus taffer avec toi. Et là, crises impossible, toute retenue à ma convenue. Alors, je ne dénigrerai plus les sorties. J'aurai déjà mangé par contre. Les bouquins à deux pas et 15 minutes de trajet. Et tout ce temps de gagner, représentant 2h de transport quotidiennes. Alors ici, pas besoin de produit en croix et de calcul à deux balles. Juste 10h de gagner par semaine, 40 par mois. Et d'innombrables choses intéressantes, de contacts et de retour à la vie. A la ville.

Ce changement, il est là. Samedi, l'affaire est conclue, les bras soulèveront. Je disparaitrai dans la vraie vie, celle où j'irai perdre mon trop. Et les nouvelles seront plus rares, mais je vous promets d'en donner autant que faire se peut. Le wifi est fourni par l'école... Bilan mitigé. Entre un passé proche trop moche et un futur presque plus lointain qui va faire le bien en soi. Ne plus culpabiliser et redevenir responsable. C'est bien. Et bouger en tout sens : études, amis, lecture nous permet de ne pas penser. Pas penser à manger ou ne pas manger. Ne pas manger à la bibliothèque, chez les potes sauf invitation, dans le métro. Se poser pour cela, à l'heure des repas, comme une horloge à gousset. Celle qu reprendra sa place dans son environnement.

Je suis avec vous, Anne, Athena_, Eugénie... Il faut qu'on tienne, qu'on vive, qu'on e sente bien en nous. Le chemin est difficile, la pente est raide. Mais finalement, la beauté de la vie ne tient qu'à peu de choses. Même si c'est hard à croire parfois. Enfin, je vous assure, et m'assure que oui. Allons gaiement.


RESPONSABLE.



Lundi 1er décembre 2008 à 0:58




" Aujourd’hui, mes orgasmes ne sont plus vraiment un plaisir en soi, mais plus une sorte de soulagement. Le contact physique à proprement parler, la chaleur du corps d’un autre être humain, la conscience de son sang qui coule à quelques millimètres du mien, le bruit de sa respiration, l’odeur de sa peau, le goût de ses sécrétions, tout ça m’apporte infiniment plus de bien-être que l’orgasme en soi. Je saurais peut-être vivre sans qu’on touche jamais mon pénis, mais pas sans jamais toucher quelqu’un. "

Anonyme, 19 ans.



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