Piller sa tête contre un mur. Entrer dans son jeu. Va te faire foutre. Si ça doit être la lutte entre toutes les personnalités de chacun. Mais qu'ils aillent tous se faire foutre. Paris me sort par les yeux. Un tas de connards prêts à te traiter de bourgeoise, parce que tu lis un bouquin dans le métro et que t'as pas 2 centimes à donner à un clodo. Quoi ? Ouais, j'ai des économies. Quand on bosse 60h par semaine pour se payer une école qui coûte un bras, ça peut être utile. Mais contrairement à ca que tu crois, connard, c'est pas des fringues ou des babioles que j'achète. Et encore, ca fait 2 semaines que ma carte bancaire est bloquée. Alors bourgeoise, ouais. Mais si tu voyais comment je bouffe, comment je vis, comment je m'habille sous mon joli manteau, tu la fermerais.

Et puis l'autre, qui joue sont jeu. Je t'ai fait quoi Chérie ? J'ai fait le clown pour te remonter le moral et c'est bon, on est mariée ? C'est certes super flatteur. Mais les relations à distance, c'est pas mon kiff. Les relations niaises non plus. C'est bon. J'en ai un peu ras-le-bol. Et dire que j'aurais été capable de tout lâcher pour tes beaux yeux. Désolée. C'était n'importe quoi. Garder la tête froide et foncer. Parce que la vie, c'est pas de se prendre la tête. Tu joues le jeu. Tu ne le joues pas. Il faut choisir. Les girouettes, c'est pas mon kiff. Alors, je te laisse aller au grès du vent et m'en lave les mains. J'en ai juste marre, et j'aimerais bien avoir une épaule fiable sur laquelle poser ma cervelle. Juste une épaule solide.