sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Samedi 15 septembre 2007 à 15:24



Oui, on peut rire. Qu'on ne lui parle pas de regret ou de remords, de quoi que ce soit dans le genre. Elle en a et les tait. Ils sont là, ancrés en elle. Au plus profond de ce qu'il peut exister dans sa tête. Au sein même de la prise de décision de son cerveau, dans la partie reC'estptilienne, celle qui a choisit.
N'avait d'ailleurs t'elle pas utilisé le cervelet, trop sensible à toutes ces émotions... Puis ensuite, pesant pour et contre, le néo-cortex avait voulu. Il avait voulu. Le message était simple. Mais l'égoïsme de la partie bestiale avait été bouleversé. Très court,  très direct, On lui avait montré le côté le meilleur, qui la mettait dans une situation inenviable.
Le somnanbulisme était revenu, les crises d'angoisse et autre aussi. La guérison semblait rapprochée. Comme triomphant sur les "non-dits" et "non-à-dire" du passé. Rapprochée oui. Parce que des efforts avaient été faits. Parce qu'elle se contenait, gerbant ses mots comme elle avalait le reste. Cependant, cependant. Rien n'avait évolué et tout semblait arrété. Entre parenthèses. Je crois qu'on ne guérit jamais d'anorexie-boulimie. Ce n'est pas du fatalisme. C'est juste une drogue, des habitudes, des réflexes qui se collent à ta vie et t'emprisonnent. Quoi faire ? Manger à sa faim, et non à ses pulsions, quand on n'a plus de sensation de satiété, c'est un peu comme remplir un pot percé. L'échec est là, omniprésent, et chaque effort est couronné d'un pas en arrière. Stagnation du comportement. Rien ne peut empêcher ces réactions. Non. Et ça me rend malade. Ca me rend malade.

Combien de cuites ont démarré avec pour seul objectif de tout rendre, même si on n'a aucun souvenir des soirées en question ? Et même, rendu, juste pour les deux gateaux avalés ? Combien d'excès alimentaires ont été absorbés dans l'unique but de pouvoir se vider les trippes une dizaine de minutes après ? Combien de fois, bouffer à s'en écoeurer, à donner le même résultats après des kilos de bouffe avalés ?   Allons dans le gore. Oui, à chaque fois, un objectif : remplir de bouffe cette hauteur de chiotte. Sous-peser de ses propres mains ce rendu ignoble, horrible. S'habituer à ses odeurs.   Et à chaque fois, même rituel. Un verre d'eau, deux doigts. Rendu. Sous. Lavage de main, verre d'eau, rendu. Lavage de main, de visage, de l'eau, s'essuyer, pisser. Et faire comme si tout allait bien.
En 3 minutes, chrono en main.
C'est une perte de temps. C'est une perte de crédibilité. Excès de lâcheté, pulsion incontrôlables, non combattues. La voie de la facilité. Parce que. Et gnagnagna. C'est tout simplement dégueulasse, quoi que le dégoût ait disparu. Revenir à l'état de bête. Ignare, hilare. Pfff. Et tu sais pas le pire ? C'est que ça fait du BIEN !!! Oui, on frôle la débilité messieurs-dames. Oui, y'a un souci là haut. Et le pire. Le pire ?

Non j'avoue que j'ai peut-être un grain. Surtout quand toutes mes personnalités se confondent en cas d'excès alcoolique. Delphine, la folle qui devient schizophrène. Oui, enchainement naturel me direz vous. Mais vous imaginez pas la libération. D'être soi. Ne plus faire semblant d'être à peu près normale pour ne pas géner. Si vous saviez à quel point toutes les conneries ne sont que façades. Raconter la vie qu'on a, tout en sachant que je ne suis pas.
Je ne suis pas en manque. J'ai la haine. Haine de penser à ces pies. Le profit, le profit. J'en ai les larmes aux yeux. Oui, sado-masochiste de l'esprit. Comment croire en quelque chose après ? Contrat de confiance sous-entendu. Comment je peux continuer ainsi ? Prendre sur soi, se dire que tout va bien. Et après tout, c'est vrai, tout va bien. Mais savoir. Tant d'injustice. Tant d'inhumanité. Béante, envahissante, omniprésente. Egoïsme profond. Se demander si tout cela vaut le coup ? Question existentielle.
Pas le look qui va avec. Pas l'état des sprit. Le temps de la valse s'est affaissé sur lui-même. Pourtant, tournant rond. A quoi c'est utile ? Je n'ai pas les mots. Me sens comme à côté, dans une bulle qui s'est restreinte. Renfermée. J'ai du mal à respirer ici. Vous me manquez. Vous me manquez.

Je n'évoquerai pas les guèpes et autre bébêtes. Men fous des turmescences. Qu'est ce que ça peut foutre. Je me dis qu'au fond. On ne me connait pas, on s'en contre-branle totalement. Jouer le jeu. Garder ce rôle qui nous va si bien. Un peu tragi-comic, comme Superman. On ne réagit vraiment que comme des hypocrites. Moi je n'y crois plus.
Méfiance.


Tout ça ne sert strictement à rien.


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