sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Lundi 25 février 2008 à 2:53




J'ai peur de me retrouver seule. J'ai peur d'abandonner. J'ai peur de le perdre. J'ai peur de les perdre. J'ai peur de la solitude. J'ai peur de vomir, j'ai peur de grossir. J'ai peur. J'ai peur de ne plus m'entendre avec ma mère. J'ai peur de perdre mon père sans lui avoir dit. J'ai peur de ne pas être à la hauteur. J'ai peur de ne pas avoir mon BTS. J'ai peur de grossir. J'ai peur qu'il aime quelqu'un d'autre. J'ai peur de le saouler. J'ai peur de penser. J'ai peur d'être trop accro. J'ai peur d'écrire sur ce petit bout de toile. J'ai peur de ne plus jamais pouvoir dire avec ces mots ce qu'il se passe. J'ai peur de pêter un câbler. J'ai peur de les décevoir. J'ai peur de les laisser choir. J'ai peur. J'ai peur de ses silences. J'ai peur de mes projets. J'ai peur de m'engager. J'ai peur de grossir. GROSSIR. J'ai peur d'avoir faim. J'ai peur de ne plus avoir envie d'avoir faim. J'ai peur de tomber. J'ai peur d'avancer. J'ai peur de moi.

A marcher dans un couloir sombre, j'en oubliais les couleurs. A ma droite, à ma gauche, d'insaisissables portraits. Lugubres, sournois, tantôt mystérieux, tristes ou insondables. J'oscillais d'un regard à un autre sans parvenir à éclaircir tout cette trame si dense. Où l'incompréhension laissait parfois place à un soupir, je me détachais dans ma solitude sans raison particulière. En vérité, j'essayais juste sans y arriver, de me faire une place dans ce monde merveilleux que me construisait cet imaginaire sans limite.  La ligne droite est beaucoup trop longue. Le pas est régulier. Il ne me semble pas que j'avance. Et pourtant. Ils me regardent. Insensiblement. Ils s'en foutent. Que voient-ils ? Les questions s'amoncellent, toutes aussi absurdes les unes que les autres. L'image en enjeu. On attend ce fatidique moment, où, dans un court instant, l'espoir renaîtra, ambitieux et fort. Pour quelques heures. J'ai peur. Parfois, les larmes coulent sans raison. La pression est là. Trop lourde. L'exigence est amère. La déception encore plus. Le remords semble t'avaler. Que faire ? La comparaison te tue. Rien à justifier. On voudrait y croire, on voudrait pouvoir fît de. Passer outre. Juste être ce personnage qui nous colle à la peau. Ce personnage qu'on déteste tant. Qu'on aime tant. Chasser le naturel et assurer le ravalement de façade. Leçon numéro un : être soi-même. Un jour, on a beaucoup ri.
Je m'en veux. Je lutte. Je lutte, je le jure. Je le blesse. A moins qu'il s'en foute. Les nerfs à vifs, le coeur en zeste. Les mots et la haine. Pousser à la fin. Je me demande pourquoi.
Parfois, j'ai envie d'abdiquer. De tout lâcher, et partir. Comme ça, à l'aventure. Tout recommencer à zéro. Tout ré-inventer. Être autre. Autrement. Comme un matin de printemps, où le soleil bourgeonne après un hiver glaciable. Parfois j'ai mal d'être. Souvent, j'ai mal d'être. Je voudrais être. Tu comprends que je l'aimes ? Fallait que ça sorte, quel qu'en soit le degrés de connerie.



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