sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Jeudi 7 août 2014 à 13:07



Certaines questions ne se posent plus. Certaines choses ne changeront jamais. L'herbe est toujours plus verte dans le jardin des voisins. Cette fille. Ne plus la revoir. Assez joué. 


Marcher un peu en ville. Mêmes rengaines musicales, à changer - ô feignantise, ne fénéante plus devant ma maison. Un week-end en solo, ce serait du luxe. Ne rien faire, s'ennuyer, ranger, aller au cinéma, puis dessiner au comptoir d'un pub, regarder les gens, écrire, jouer du piano, faire des trucs. Il est possible que ça se passe aujourd'hui. Juste respirer à l'ennui, jouir du néant et se satisfaire de soi-même. Excellentes diacritiques de merde dans le français, lourd clavier macintosh.  Bref, une après-midi calme. De la crême et le dépôt, pour remettre les compteurs à bloc. Se sentir bien dans sa peau a un prix incalculable. 

Remarquer le changement, le repos mental, le calme intérieur. Confiance travaillée et appréciées, comme un don. Simplifier les soucis sans importance. Je dis oui.


 

Dimanche 3 août 2014 à 11:20

 


Smash their system. Pour le meilleur et pour le pire. La vie te mange. Ton souffle expirant, son souffle suffisant. Un cable débranché. Un vide invisible dans un trou noir. Toasted mind. De ces démarches lancinantes, trébuchantes, oscillantes, dans ces nuits éclairées par des éclats de verre. Annihilation. Ablation. Tout faire péter. Crier ton esprit sur le toit d'une étoile. L'ame, l'arme, larme. Se réveiller, se grouiller. Et tu la sens ? One of those nights that burn your wings. 


 

Mardi 29 juillet 2014 à 19:13

 

Voilà, la question fatidique est revenue. Je consulte les offres d'emploi et réécris mon CV. En francais dans le texte. A Tours sur une carte. Ou ailleurs. Mais plus là, plus avec eux. Ma famille. Ma langue. Recommencer à zéro avec les anciens, avec les nouveaux. Laisser tous ces efforts pour des retrouvailles sur Bristol, des concerts avec les punks. 

Et je flippe ma race de me retrouver dans cette position. De refaire mes cartons. De revoir ces souvenirs. D'affronter ce que je suis devenue et de l'emporter avec moi. Alors j'attends. Peut-être que pour l'instant, ça va aller, je vais me contenir. Les livres, en attendant, sont mes amis. En français dans le texte. J'ai peur. Peur. Ils ont dit que je pourrais prendre la chambre d'amis. Vivre avec eux, elle est tellement positive. Me trouver une femme que j'aime et qui m'aime, et faire ma vie avec elle. J'ai peur, tu sais, tellement peur.

J'aime me soeur tellement fort. "Tu as pu le faire dans un sens, tu sauras le faire dans l'autre" Et je sais qu'elle a raison.



Lundi 23 juin 2014 à 17:50

 


« Aujourd’hui le monde est mort. Ou peut-être hier, je ne sais pas ». 
Peut-être Lyon. Ou ailleurs loin. Europe. Maghreb. 



Lundi 23 juin 2014 à 17:46

 

Se poiler un peu. Je n'aime plus. Parce que les dimanches sans ces illusions barbares, c'est beaucoup plus appréciables. Puis j'ai ri, j'ai ri de les voir si dépendants. Que ça les prend tous. TOUS. QU'ils ne conçoivent pas la sociabilité sans. Que leurs barrières sociales sont assez précaires. Qu'ils sont tasteless. Ils ne faisaient pas grand-chose. Ils le font sans se rendre compte qu'ils ont un problème et disent de même du voisin. Voila. Retenez-vous les enfants. Éthanol.

Se gausser un peu de cette mode qui est de se faire griller la peau au soleil. Et voir leur cancer de la peau se développer par leurs propres inconsciences. Les diktats de la moche. Tout ça, ça les emmène dans des chambres d'hôpital. Dans un sens, en rire intérieurement. Follement en fait. Se séparer, prendre de la distance sur la connerie. Je lisais tranquillement. Puis comme les gamins de 4 ans, exigeant une attention permanente avec leur niaiseries, du coup l'ego. Et l'ignorance, à croire que le cerveau est débranché. Rire. Je ris jaune, mais je ris.

Discuté, parlé. Crié, parlé. Spectacle. Se comprendre. Mettre les choses au clair. Faire des efforts pour faire avancer la machine et arrèter de renier les responsabilités. Les conseils d'une pute avec un grand "p". Je me suis dit que l'intelligence, c'est d'être heureux. De s'iuntéresser, de ne pas critiquer ou être insultant. De faire de l'humour sans préjudice. De l'humour drôle. Se rendre compte que la méchanceté gratuite est plus ennuyante qu'amusante, plus déceptrice et génante qu'un trait d'intelligence. Que mes exigences évoluent, et ma tolérance aussi. En matière de tout.


Je suis heureuse. Certes, ça va doucement au niveau pro.
Mais je me laisse un peu de temps pour voir si ma place n'est pas en France. Et respirer.
Retourner dans un espace connu et sans danger. Avec la famille, et les copains. Recommencer tout. Comme avant.


 

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