sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Mercredi 2 avril 2014 à 1:06

 

Sa tristesse qui roule sur ses joues comme des larmes impuissantes. Flegmatiques à première vue, les mots sont des lames lentes et sanguinolentes. Les paroles lancées dans l'heure et l'humeur nonchalante tuent les fiertés et questionnent les amours. Puis elles deviennent habitude indolente et peur, et tuent la confiance alanguie. J'ai eu peur qu'il n'explose : atone et lymphatique, il pleuvait salé sur l'oreiller. Et mes douceur oisive, tendresse calme et flatterie sincères, inertes face à ce mur de souffrances intérieures. Mon impotence à résoudre cette équation dans laquelle je n'appartiens pas. Du coup, tout prend sens. Médiateur posé et détaché. Ca faisait longtemps. Et ca me pleuvra sur le nez placide. 

Je lui parlerai. A son retour de vacances. Tu devras le faire aussi, à un moment. Prendre ta bite et ton couteau. Poser tes couilles sur la table et lui dire. Lui dire quoi ? Je sais pas, que tu l'aimes, que son regard est précieux et estimé, mais rejecteur et dégouté. C'est trop niais ? Alors que les tonalités vocales ont leur importance dans les relations entre individus et qu'il serait bon d'user de plus de respect et de détruire cette sale habitude défensive.


J'ai fait le calcul. L'argent dépensé sur 4 années dans la fourniture de matériel de tatouages et piercing, formation et certains extras inclus. Il serait temps de faire payer les gens. Ca fait 30 tatouages et  70 piercing. Investissement, voyons si le terme est court, moyen ou long. PG et J. bookés pour la semaine prochaine. Essayer d'aller plus vite si bonnes idées. Hum. On va voir comment tout se tient. Faire le fly, le poster, les cartes et distribuer. Oui.



Jeudi 20 mars 2014 à 1:36

 

Confiance gagnée avec humour et initiatives.
Voyage au pays de la stérilisation, cross-contamination.
Des décalcages de pistons, de caméos en folie.
Des responsabilités acceptées sans même SE yet.
Les prix un peu hauts à voir.
Prendre des notes, des sous-notes et des surnotes.
Faire des listes. Des thunes.
Et respirer.



Mercredi 19 mars 2014 à 2:23

 

Premier jour d'école, préparer ses vêtements la veille, son cartable, et son réveil. Son sandwich le matin, et marcher en trainant des pieds et de joie. Jusqu'à être entourée de supers camarades quelque soit leur fonction dans la classe. Bon, mon école-à-faire-des-trous-dans-les-gens, géniale. Parce que je suis "normale".
"Elle va runner le shop" a dit Georgia. Non, juste un admin. Exclamation de surprise. Network et organisation. Frotter ses paumes l'une contre l'autre.

Voilà, si heureuse. Même si aujourd'hui mon compte en banque a été vidé contre 300 petits bouts de titanium, des aiguilles, un anesthésiant pour micher et des bouts de PQ pour table de massage. Oui, je me ruine. Mais ça vaudra le cout. Coup bas. Bientôt. J'ai déjà des gens bookés pour la semaine pro. Et je vais pouvoir en faire plus que prévu. HAHA. Touchons du doigt et croisons les bois. 



 

Mardi 18 mars 2014 à 1:26


Samedi. A l'heure. L'impression de puer l'alcool. Le paranoiamètre indiquant l'overdose. Tout commence bien. Puis soudain, panic attack.

Il faut une première fois à tout, mais évitons cependant d'en faire une habitude. Du coup, crampes, sueurs froides. Ridicule, se cacher sous les bouh d'un public déçu et intransigeant. Ehontée, se faire offrir du paracétamol. Ramper jusque dans un parc. Réclamer une voiture pour finalement rentrer chez soi précipitamment. Très précipitamment. Et soudainement aller mieux. Très mieux. 

Je développe une sorte d'agoraphobie depuis peu. C'est plutôt chelou. 
Et commande un Micky Sharpz MicroDial liner. Bientôt ! O joie.


 

Lundi 17 mars 2014 à 1:26

 

Transitionnel. Lire et relire. A travers les lettres, les lignes, les pleins et les déliés. On s'aligne. Il faut faire ce pas. Ferme et sur, pour s'assurer du futur. Un cahier de brouillon, un carnet d'oreilles, un catalogue à trous. De la laque pour fixer le tout, y compris les objectifs. 50+ par. Des projets. La confiance. Une sorte de promenade dans l'Himalaya, les yeux fermés, le guide poussé dans une crevasse. Le plan dans la poche. Le chemin dessiné en vert, les couloir dangereux en jaune fluo. Ici et demain. L'invitation au voyage, peut-etre.
L'oiseau ouvre les yeux. Dans un nid d'osier se réveiller avant les autres. Gazouiller, gazouiller. On se sussure des mots, en hurlant à l'amour, que l'on s'aime à la mort.

Il est venu mordre dans le chalet de poussières. Ca va creer des questions à certains et en arranger d'autres. Moi je me cure le nez en attendant, et observe le spectacle en souriant de blanquette. Tu es bête, toi. Oui, toi. 
 
Ce n'est pas l'heure des hiatus ou des haikus à 3 francs. 5-7-5. Juste de 5 à 7 et de 7 à 5. Tu vois bien par toi-même parfois, non?
Mardi, 9h45. 42 xam.




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