sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Lundi 29 octobre 2018 à 14:35




La tête en feu,
Le pubis inflamé,  
Les nerfs enflammés,
Brûlent les capacités de concentration,
Cautérisent le coeur.

Dans la fissure des émotions,
Une ombre furtive, jalousie, et sa soeur distance s'échaudent.
L'impression de s'être trompée d'espace-temps,
Dans une faille spatio-temporelle
Être à mille lieux de sa propre carcasse.
Observer les dynamiques.
Se blâmer d'être là, pas à sa place.
En trop. 

Devenir une ombre de soi 
Dans l'ébullition de son propre sang :
L'utérus cramé,
Faire l'impasse dans la lutte.

Ne pas savoir comment se battre, acide et acerbe, muette.
Choisir la fatigue et la solitude, à l'intérieur, pour se protéger.
Prendre le fouet et s'auto-flageller.
Se mortifier dans le froid,
Essayer sans succès de sortir ses masques.
Les vieux travers ressortent parce tu enfanteras dans la douleur.
Les autres aussi. 

Atteindre l'état second dans l'intensité des émotions. Et ne plus rien comprendre. 
Le mal-être physique disparaissant aussitôt, ne reste que les émotions embrouillantes. 
Mais c'est déjà ça, ça soulage le corps. 
Et les esprits - sur le moment. 
Merci aux peaux chaudes qui se frictionnent.
Et mater encore et en corps.

Alors dans le gris du lundi,
Se réfugier dans le travail ardu et les futilités :
Éviter de se retrouver seule face à ses pensées. 

Note pour soi-même :
Le sommeil est père de longévité. 
Ordre à soi-même :
Deux paquets de clopes et on arrête le désastre. 

Et songer à aller à Lyon voir les essentiels.
Alors s'organiser parce que le temps nous file entre les doigts. 
Ninou, Toon, Cam et Domi. Rendre son tee-shirt à Tibo.

Koalamour salvateur. 
Compter les heures, les jours. 
Poster la carte en retard, encore.



Dimanche 29 novembre 2015 à 20:51

 

Du blue, c'est juste un coup de bleu qui pointe son nez. Le froid revient dans les coeurs. Les regrets de chair et d'os qui datent, et des fouilles approfondies qui trouvent ton palpitant arrêté. Tu sais, j'étais en colère. Ca me faisait mal de te voir sourire pendant qu'à l'intérieur, j'épuisais mes larmes.
Alors j'ai fait ce que je fais de mieux un jour de peine. Au lieu de la partager et libérer la douleur, de te permettre de me rassurer et de me prendre dans tes bras, au lieu de trouver du réconfort, de m'ouvrir à toi. Nous détruire, ce que je fais le mieux, je t'ai poussé vers la porte de notre maison. Et j'ai pleuré encore plus. Comme j’en pleure parfois encore. J'ai donné S. à un gamin un jour, un peu après ça. Il était triste avec moi, comme moi, sans toi, lourd et paisible, il attendait un adieu et m'a arraché des larmes et le reste de notre nous.

Puis des années après, c'est la même musique, c'est celle de la goutte qui tombe lentement sur ton tee-shirt.
Les regrets de l'handicap sentimental. Tu sais, c'était pas vrai, je t'aimais, comme je t’aime encore aujourd'hui. Je m'ennuyais de toi, si seule, si loin. Je pensais te perdre mais c'est moi, la cause perdue. Maintenant qu'on en parle au passé tu as toujours un place dans mon coeur, large et enviable, grande comme un amour jamais fini.

Sache-le : je t'attends.
Si tu te sens seul et que tu veux de moi, je serai là. Fais moi juste un signe de la main, je comprendrai. 


 

Lundi 1er septembre 2014 à 15:34



 

Listen, you're your own puppet. It's too surrealistic for me. You're a sketch of yourself, lost in your own foggy mess. This puzzle of your life is unfinished. Balance missing: eternally inchoate. Coarse words uncouthly thrown to my ears. Crude overreactions launched by your low self esteem, cease those reproaches, cruelty isn't needed in your speeches. No need for passive aggression. Find another victim to care about your issues, maybe a therapist. You rape my joy, you raped my hopes. Us is a continuous joke and brevity is source of wit. Get it!

Don't you play the emotional manipulator! Don't you try to make me feel guilty about everything? Don't even try again, because I'm not that stupid, and the match isn't going in your favor. I can see through you being so limpid. I can even see it in the dark. This role is pathetic and doesn't suit you though. You're not definitely the one I used to know: your brain has been killed, assassinated by your insane depression. That swoons us and drain my emotions: too much drugs, too fool.I refuse to be a puppet or part of the game any more. I'm too rational for your thrills.

I used to run on my sufferings, they now disappeared: you took over. Inertia breaks, stopped on the roads of pretended liberty. Our presumed freedom fucked our security up, it teared us apart. Your blinding insecurities became mine destroying my own at the same time. That wasn't my choice and in a way, thanks for that: I do feel better about myself. Unfortunately, you're losing a game, and that takes me down as well. But I was used to myself so I'm used to worse. It doesn't mean I haven't had enough you saying I don't get them. Just try to loosen your strangling struggles. I understand.

You're severely navigating on the wrong seas, against the tide. I'm not you're mermaid not your maid, your man or your mother. Certainly not. Hire a new butler, get a strong one. You're allergic to folding my cloth but not to offering me premenstrual period pills. What is the actual fuck, you don't even know when I'm on my periods! Crossing the lines of respect brings chaos, don't you know? Collapse isn't that far. I might misfire. Don't let me go on the board, miscarried. Aborting, muddling our mornings won't wind up our night. I don't want to fail, foundering so I'm still grounding. On the top of your mind abuses, your dazzled selfishness, on top of us. Reason will triumph.

 There isn't prude happiness but faded and rough love, strengthening but true. Let's color it again. I believe I was right about you as much as I believe in us. You are amazing. Your eyes, your spirituality, your ease are shining. You smell love, sparkles in the night, illuminates rainy days. Can't you see how beautiful we are? Can you? Please do. If not for you, then for the relics of this love we still share. For those projects we'll never do that make our futur brighter. You'll always live in the deepest cells of my body. I'll find you in hell where we, us, have fun, where we drove our togetherness. Fighting others. Us against the rest of the world. I still love you and I'll always will. Don't break me. 

And please, don't push me away. Protect me from you to preserve us. We do deserve better than tempers and waste. I loved our sky, this soft, fragile and reinsuring haven. Hold me tight please. Disperse those gray clouds from our shelter, we'll learn to smile again, safe, if you want to. Please don't let my feelings crumble, we're too high to crash down. Fabricate us some wings, we'd fly again. You're the only one that can rescue this world. You may find an exit in this devilish cave where we're both prisoner of but I'm not asking for a fairy tale castle: they're too ugly for us. Just sort you out. We're almost there if you chose to. Otherwise, we'll overwhelm, shrink and sink. 


Samedi 23 août 2014 à 1:14

 

Opportunité unique: chance d'une vie, métier avec peu d'élus            
Renommée à petite échelle donc clientèle 
Piercing pour couvrir les frais 
Possibilités d'aller en France en fins de mois pour se financer       
Travail pas trop stressant / Pas de pression
Possibilités de bosser sur mes propres projets 
Flexibilité horaire                     
Tarifs horaires intéressants     
Heures travaillées convenables 
Garantie d'un poste de tatoueur protégé par les bikers
Reconnaissance sociale et satisfaction personnelle. 

MAIS 

Possibilités d'en faire un hobby lucratif  
Statut de self-employed donc pas de congés payés 
Développement difficile et lente de la réputation du studio et de ma propre clientèle                     
Dan désorganisé et contre les nouveaux outils de com
Pas de suivi sérieux donc formation encore plus longue                
Charge de travail faible, ennui 
Salaire très variable                  
Studio à refaire
Equipement à renouveler                               
Samedis travaillés. 

ET 

Sécurité de l'emploi
Salaire fixe et satisfaisant
Congés payés                          
3 weekends libres par mois                    
Formation payée                   
En centre-ville                         
Expérience sur CV                
Pratique du français                
Bon esprit d'équipe             
Shifts convenables                  
Possibilités de bosser un peu a PNN, de changer les shifts et de prendre des vacances pour tatouer.

MAIS

Difficulté à changer les shifts 
Travail répétitif et ennuyeux
Service client par téléphone et emails 
Un we/pm travaillé                  
Horaires à respecter                 
Employé en dessous d'une hiérarchie                  
Ralentissemt du développement à PNN
Risque de se détacher définitivement du tattoo          
Fatigue due au cumul des deux activités
Organisation personnelle difficile car pas de temps pour moi
Satisfaction de réalisation personnelle moindre.


Que faire?  
Prendre un risque en en diminuant un autre? Which side? Sacrifice and risks can be scary but focus and patience are going to sort me out. Tricky question although the decision is already taken. Hm. Yeah perseverance is the keyword. I am and I will be.
Strive to excellence. Do not get too dispersed though.

Found a bit of Lozzy Bacon. Who's offering the package "B&B" with the pancakes option. Gonna live just next door and that sounds lush. So many big changes in my close future. It feels exciting and assumed. Liberating and freeing. A bit like I give myself all chances to get where I want to. A bit like I don't give a damned fly because everything is under control, or at least meeting my expectations. I want to live this way. Safe and secure. For myself and eventually my bank account. I'm on the correct way mate.
So rad dude.




 

Mardi 29 juillet 2014 à 19:13

 

Voilà, la question fatidique est revenue. Je consulte les offres d'emploi et réécris mon CV. En francais dans le texte. A Tours sur une carte. Ou ailleurs. Mais plus là, plus avec eux. Ma famille. Ma langue. Recommencer à zéro avec les anciens, avec les nouveaux. Laisser tous ces efforts pour des retrouvailles sur Bristol, des concerts avec les punks. 

Et je flippe ma race de me retrouver dans cette position. De refaire mes cartons. De revoir ces souvenirs. D'affronter ce que je suis devenue et de l'emporter avec moi. Alors j'attends. Peut-être que pour l'instant, ça va aller, je vais me contenir. Les livres, en attendant, sont mes amis. En français dans le texte. J'ai peur. Peur. Ils ont dit que je pourrais prendre la chambre d'amis. Vivre avec eux, elle est tellement positive. Me trouver une femme que j'aime et qui m'aime, et faire ma vie avec elle. J'ai peur, tu sais, tellement peur.

J'aime me soeur tellement fort. "Tu as pu le faire dans un sens, tu sauras le faire dans l'autre" Et je sais qu'elle a raison.



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