sidvicious

Tout est question de sémiose, petit Arlequin.

Samedi 10 août 2013 à 16:15

 

 

On a cru que c'était de la coke. De la mauvaise bien-sur. On s'en est fait une trace chacune, dessinées à la carte £10 iTune. Paille. Le nez arraché, la tête comme au dessus de son corps, properly knocked out, les paroles qui sortent comme en retard, comme si on venait de vivre 2 secondes avant ce qu'il se passait au présent. Tout confus, tout bizarre, léger et lourd, clair et normal. Flippant mais bon. Très vite, je me suis retrouvée avec des visuels de malades. J'ai dégueulé trois fois. L'évaluation de l'espace distordu, les booties qui dansent, et la rengaine de chacun : "What was that? What is it? " On aurait dit de ce nouveau trip populaire ici, les synthetic mushrooms. Je sais pas. Ce truc avait un effet d'acide, de coke, de MD. J'ai pris une dab de ce speed super fort pour arrêter le voyage, trop pour ma tête. Du coup, j'ai été sonnée pour toute la soirée. Boire de l'eau, se réhydrater. C'est bizarre de voir comme personne ne me croit quand je dis que je ne bois pas beaucoup. HAHA, nan, j'aime pas me prendre des nurges, croyez-le ou pas. Je navigue sur d'autres vagues. 

Comme W. ne bosse pas pendant les vacances, les finances sont tendus. J'ai crée son site internet, sa page facebook. Je m'occupe des bagues, prendre des photos, les vendre en ligne. J'ai laché l'affaire des meubles en carton. J'ai des idées à revendre et faut que je vende avant de reinvestir pour faire de nouvelles choses. Pas de souci, dans un peu je foncerai.

Je me suis tatoué les doigts. J'ai douillé. La première fois, j'avais pas piqué assez profond. Cette fois-ci, si c'est pas assez, c'est que je ne comprends pas. J'hésite même à refaire l'annulaire en rouge. Sa mère la douleur. Et si je le faisais aujourd'hui ? Je dois raser mon côté de tête et couper le trop plein de cheveux derrière aussi. HUM, je vais demander assistance à W.

 

Je suis redescendue à 41 kilos. Je mange bien. Assez, pas mal. Je me sens bien dans ce corps. Je me suis pesée un peu par hazard. Ca faisait des mois. Mais en matant dans la glace après un week-end sans dormir, j'ai vu pas mal de ces os des épaules. T'imagines, après une soirée pleine de poudre, émerger avec le soleil, papotant toujours a 6h du mat et se découvrir dans un corps qu'on croyait plus "normal". Bref. Le yoga y est pour un peu c'est sûr, les nuits sans dormir aussi. Enfin, tout ça pour dire que je me sens balancée, équilibrée. Le taf va bien, les loisirs vont bien, tattoo ou jewellery. Je vais me remettre au dessin bientôt, j'en ai besoin. Et je me suis calmée sur la came. Enfin, ça se limite aux parties et festivités de fin de semaine. 

Bref, un jour demain, je suis devenue une adulte. Je suis devenue quelqu'un que j'aime être. Peut-être. Y travailler. Corriger mes impulsivités, mes humeurs changeantes, mais efforts et ça paye de plus en plus. Catalyseur pour d'autres, quoi de mieux. Je suis fatiguée aujourd'hui mais je vais ré-écouter le nouvel album de Moderat en prenant des photos. Que j'aime ces trop rares week-ends calmes, sans plein de gens autour, et être dans ma bulle, en ressortant avec quelquechose de productif en fin d'aprèm. 

 

SE DONNER LES MOYENS. SE DONNER LES MOYENS. Je retourne en France en 2014 pour une semaine de vacances je pense.Puis ma Maman qui vient le week-end prochain, puis S. celui d'après et G. en septembre et Moderat en octobre et mon Papa en octobre et ma soeur en décembre... 

Je me sens aimée, it's priceless.




 

 

Lundi 8 avril 2013 à 17:17

 

Alors j'ai decide de m'en foutre. Que ceux qui sont vraiment la soient vraiment la. Condescendance de mon cul et sarcasmes, oui je vous emmerde. Tous autant que vous etes. Si trainer avec des gueux te rebute connasse, degage et arrete de te prendre pour ce que tu n'es pas. Tu as ce que tu merites. J'ai de moins en moins de mots et d'energie pour toi. Que tout le monde passe de paysan a seigneur est une chose fabuleuse. J'ai soudainement pitie de ma pauvrete. Et de mon manque de motivation pour le dessin. J'ai juste envie de me barrer et de leur montrer ce que c'est, le moteur en moins. Qui le remarquerait ? Je me rens compte que ma tendresse est brulee au second degre. Je redeviens acerbe, acide et nauseabonde. J'ai besoin de vacances. D'etre seule. Qu'ils se les foutent au cul, leurs faveurs. J'existe maintenant. Seule, je suis definituvement plus forte. A encaisser leurs humeurs de merde. Et se faire piller. Baffrez-vous bandes de connards. Vous n'aurez bientot que vous meme pour vous demener. 

Ca m'a flattee que chez les keupons du coin, on me mette dans la case Photographer des keupons du coin. Du coup, a coup de milliers de photos par gig, je recupere toujours quelques-unes pour mon portfolio et c'est rassurant. L'esprit reste creatif, et bien beurre par le cidre-blackcurrant. J'y suis allee en solo hier. Vitamin X qui jouait avec Grand Collapse, Cydernide, The Break Out et I like Bugs. L'autre groupe, j'en ai oublie le nom, tant pis. Alors P and G, les rois d'ici, les famousponks m'ont invitee chez eux. Juste moi. J'ai trouve ca cool. D'etre consideree malgre mes annees en moins. Les corner shops fermes, G m'a offert un joint, une biere. Je lui dois 40 pour le speed. Achete hier, il me rapporte 50 aujourd'hui. Ca me paiera mes pintes ce soir. Faut que j'en rachete un peu plus. Et un cactus pour la mesca. Encore la mesca. En attendant, faut que je trouve de l'acide. Test. 

La Dom, le Grib et  la Man' qui ramene leurs fesses Outre-Manche. La periode pre-ete risque d'etre intense en emotions. C'est ca l'football. Ouais mon p'tit. Je vais boire un coup avec ma futur ministre de la premiere defense de la culture, quand je serai elue reine d'Angleterre.
Je les emmerde tellement. Mais tellement que je suis devenue grise.


 

Jeudi 10 janvier 2013 à 11:15

 

Calcul rapide. Ca donnait £500 pour une lens 70-200 mm f/2.8 et £280 pour une 28-75 mm f2.8. Un budget de 800 balles ! Pas vraiment, mon p'tit. Madame a des goûts de luxe. Mais la photo addicte. Capturer la lumière, l'énergie. Bien-sûr, parce qu'il faut plus d'expérience, et du matériel convenable, pour prendre la lumière en quantité nécessaire pour des cliché sans trop de grain. On repassera pour ça, les prix sont mirobolants. Mais ça fait vivre, donne du pep's et un sens à la vie, tout comme ces partages d'instants avec les gens aimés, qui ont probablement ressourcé tous les esprits.

Les fêtes sont donc passées. Poudreuses. En anglais dans le texte. On avait constaté au"para"vant au front que les explosions de bombes dans l'estomac faisaient vomir. Rester au snorage et snorer. Des abus. Des mélanges. Retrouver la Crap-crap et se trouver belle et mince. Bien-sûr, après des journées journées de jeûne "forcé" en fête, ce plaisir de revenir au creux de la vague. Peser entre 40 et 43 kg. 40 avec excès de substances, 43 sans. Bien. Pas plus de 7st, ce n'est pas une cible, c'est plutôt un confort personnel. Bref, le chat nous a rendu beau. Commencé par le tchoupi rapide. Des grosses lignes bien épaisses, le nez plein, à renifler et renifler encore. Puis oui, cette C. Au passage, trouvées par M nettoyant les chiottes des mecs dans la lobby. 3 sachets, 3 lignes.  Descendu de la chambre, alcool acheté, les gens ont débarqué. La baraque est devenu un atelier à dessin de lignes. Ecrasés les cristaux sur des boitiers ou des Vice magazines dans toutes les pièces. Tout le monde. Pas moi, pas nous tous. On est sorti après minuit, avons marché pendant le décompte, la pire chose de l'année finalement. Alors au Trinity, on a continué au fast, parce qu'on en avait envie et besoin. Rentrés à 4h30, garagiste aidant, la soirée finie aux environs de 15h le lendemain. Les cerveaux siphonnés, mâchoires douloureuses de ne pas avoir contracté à mort. Il serait de rigueur que je me calme donc. La descente m'a pris sur 5 bons jours. Sans cafféine, je suis devenue folle. Le fast ne changeant rien, je me sentais comme une lionne dans une cage.

Cependant, mes moment d'auto satisfaction à tatouer. Que ce soit unetelle ou l'autre, le rendu est bon. Il reste sa coccinelle à faire, le hibou cover-up à finir. Et prendre des photos, faire mon book. Ceci dit, le problème reste entier pour y aller en courant, les Hells Angels veillent au grain a Bristol et se lancer dedans, c'est le risque de perdre ses doigts. Discrête. De toute façon, je suis trop petit pour avoir quoi que ce soit à faire avec eux pour l'instant.  La photo, le tattoo... Le carton. Tout qui avance très doucement. Il faudrait s'y mettre plus. Ou ne pas être partout, hein. Dispersion, que je t'aime. Ce soir, je débute la toile pour Tosz, il va se séparer d'Elle. Il va falloir s'y mettre sérieusement pour la finir bientôt. Et faire un site.


www.flickr.com/sidelph/ 



 

Jeudi 27 décembre 2012 à 22:57

 

J'aurai voulu être une femme, Guerilla Poubelle chantait. Personne ne veut être une femme. Laissée pour compte dans une société machiste où tu restes à la maison, tu prépares la bouffe, tu fais le ménage et tu fermes ta gueule. En souriant s'il te plait. Tu peux faire les efforts que tu veux, tu peux être rock N roll, débrouillarde, bricoleuse et touche-à-tout, tu n'auras jamais accès à ces cercles de MÂLES, les beaux, les vrais. Le sexe faible, le sexisme implicite, les regards qui en disent long. Sois belle et tais-toi. Un rôle pour aider les hommes à se faire-valoir aux yeux d'autres hommes.
Dans cette société bipartitionnée, j'ai envie de gerber. Pourtant il est sur qu'on sait se démerder sans leurs paires de couilles. 



Samedi 17 novembre 2012 à 11:06




Que tu aies une autre langue, maternelle, est secondaire. La frustration paralyse et monte des barricades sociales. L'etiquette est collee a ton front, comme la misere l'est a ton intellect. Different, tu es different. Tu es le francais, la polonaise, l'espagnole, le russe, la chinoise ou la pakistanaise. Tu es celui qui reagit trop tard aux amuseries generales - apres un check sur le net ou un remise a niveau par un altruiste compatissant. Tu es celui qui ne connait pas untel ou unetelle, l'actualite ou les patois familiers du coin. Tu es celui qui acquiece en souriant devant l'incertitude du vocabulaire, celui qui ne parle pas de peur de s'afficher, le reserve qui se met en retrait pour mieux observer et essayer d'apprendre toujours un peu plus. Mais il y a ces moments qui sont de trop, ces sensation qui font que tant d'efforts pour paraitre "normal" sans ne jamais pouvoir y arriver sont les derniers espoirs de lucidite. C'est etre en trop, absent, ailleurs et en retard. Et se sentir intimement bete et d'une debilite profonde, car dans l'incapacite de s'exprimer librement avec tact, sens et sensibilite. C'est etre a fleur de peau car prisonnier dans sa carcasse et handicape socialement. Et continuer de sourire en ayant l'air stupide, silencieux.
J'aime tellement.


 

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